Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 09:08

Les réponses des candidats

Nous publions ci-dessous les réponses des candidats aux élections municipales de Suresnes de mars 2008, suite à notre lettre ouverte sur le logement. Ces réponses, accompagnées d'une lettre ouverte aux paroissiens sur laquelle nous reviendrons prochainement, ont été publiées dans un numéro spécial d' "Eglise à Suresnes", que vous pouvez également télécharger en cliquant ici : N° spécial logement.


La réponse de Gisèle Cailloux, tête de liste « Tous ensemble à gauche pour Suresnes »

 

1. Quel est l’avenir du parc social à Suresnes ? Quels programmes de construction prévoyez-vous pour les années qui viennent ?

 

• La question n’est évidemment pas sans lien avec la politique nationale du logement : il manque 600.000 logements en France. Il faudrait construire 120.000 logements sociaux par an (soit environ 100/an pour Suresnes). On n’en construit que 39.000 mais plus de 55.000 sont détruits !

 

• L’effort de loyer ne devrait pas dépasser 20 % des ressources du ménage. • À Suresnes, depuis 25 ans, la ville a laissé les promoteurs construire beaucoup de logements chers pour très peu de logements sociaux, mais il y a 1800 demandeurs de logements. L’OPAC n’a construit que 200 logements en 23 ans. Le nombre d’attributions, de l’ordre d’une centaine par an, laisse peu d’espoir à tous ces mal-logés.

Il est choquant qu’au prétexte d’une diversité qui existe déjà, on accepte que des familles, des enfants soient privés d’un logement décent. Il faut rompre avec ces choix !

Il faut augmenter le parc actuel, récupérer les terrains libres, faire l’inventaire des îlots insalubres, acheter par préemption les immeubles qui se vendent, les reconstruire ou les rénover. La ville doit garder la maîtrise de ces terrains, ne plus les laisser aux promoteurs, et construire des logements sociaux. L’avenir du parc social doit impérativement être axé sur l’objectif que chaque famille ait un toit dans un délai raisonnable : 2 à 3 ans d’attente maximale et tout de suite pour les situations urgentes.

2. Quelles catégories de logements voulez-vous privilégier, pour quelle population ?

 

• Il faut construire 50 % de logement locatif social, des logements intermédiaires et de l’accession sociale aidée pour créer les conditions permettant aux locataires de libérer leur logement quand leurs revenus ont augmenté de façon notable. À de rares exceptions, il s’agit de locataires qui ne peuvent pas accéder aux loyers du secteur privé.

 

• Le locatif intermédiaire et l’accession sociale seraient prioritairement réservés aux suresnois libérant un logement de type HLM.

 

• Pour aider à libérer les grands logements, la souplesse dans l’attribution d’un nouveau logement et la réduction du loyer proportionnellement aux surfaces doit être la règle.

• Pas question donc de s’inscrire dans une contrainte, comme le propose M. Sarkozy avec le réexamen tous les 3 ans de la situation des locataires, ce qui revient de fait, à précariser le bail et à mettre un terme au « droit au maintien dans les lieux ». Si cette politique était mise en oeuvre à Suresnes, c’est 30 % de locataires qui risqueraient d’être chassés de leur logement, notamment nos anciens.

3. Que prévoyez-vous pour le logement des familles aux ressources les plus modestes et, plus spécifiquement, pour les familles pas ou peu solvable ?

 

• Si des gens sont en difficulté à la suite d’une perte d’emploi ou de salaires devenus insuffisants, il est exclu qu’ils puissent être expulsés du logement qu’ils occupent. Il faut donc donner des moyens suffisants aux services sociaux pour accompagner ces familles.

 

• Il existe déjà un parc d’une vingtaine de logements gérés par une association municipale : l’ASAL. Ces logements répondent en principe à ce genre de situation. Ils sont en nombre très insuffisants. Membre de cette commission, j’ai déjà demandé, sans succès, que l’on augmente ce parc. Chaque fois que nous devons décider d’une attribution, le choix est quasiment impossible, les situations dramatiques sont tellement nombreuses ! Je pense que très rapidement il faut atteindre, au moins, un patrimoine de cent logements.

• Il faut réquisitionner les logements vides depuis longtemps à l’exemple de l’immeuble place J.Jaurès

4. Souhaitez-vous poursuivre la vente de logements sociaux ? Si oui, dans quelles conditions et avec quelles limites éventuelles ? Prévoyez-vous de tenir compte de ces logements « perdus » pour le parc social dans le calcul des constructions à venir ?

Pas de vente, le patrimoine HLM doit garder sa vocation, y compris pour les ILN. C’est particulièrement vrai aux Cités Jardins où les loyers correspondent mieux aux ressources des familles modestes contrairement aux constructions récentes bien plus, et bien trop, chères même après déduction de l’APL. Par contre, pour les locataires désireux d’accéder à la propriété, une partie des nouveaux programmes doivent répondre à leurs attentes (voir réponse N°2).

La réponse de Christian Dupuy, tête de liste « Suresnes à l’unisson »

1. Quel est pour vous l’avenir du parc social à Suresnes ? Quels programmes de construction prévoyez-vous pour les années qui viennent ?

L’avenir du parc social à Suresnes, c’est, dans un premier temps, la construction d’environ 250 logements sociaux ou en accession sociale (soit 30 % du total) dans le périmètre de la ZAC Rivière Seine votée à l’unanimité du Conseil Municipal au mois de novembre 2007.

C’est également la réhabilitation, dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale signé avec l’Etat et le conseil général en 2007 (le premier C.U.C.S. signé en France), des 4 tours des Cités Unies ainsi que les 3 immeubles de la résidence Caron Jaurès.

C’est également la construction d’une résidence sociale de type pension de famille pour les personnes isolées en situation de détresse dans l’îlot Emile Duclaux, lequel comprendra une cinquantaine de logements sociaux et très sociaux.

En outre, l’OPAC de Suresnes prévoit la construction au minimum, d’une centaine de nouveaux logements sociaux et très sociaux, répartis dans différents quartiers.

2. Quelles catégories de logements voulez-vous privilégier, pour quelle population ?

Nous n’entendons favoriser aucune catégorie de logements en particulier.

Nous entendons poursuivre le développement d’un habitat diversifié et équilibré entre maisons individuelles et immeubles collectifs et entre les différents statuts d’habitat : accession libre, accession sociale, logements locatifs sociaux, très sociaux et intermédiaires pour que Suresnes ne devienne (pour reprendre votre propre comparaison) ni Neuilly ni Gennevilliers mais demeure une ville de mixité et d’équilibre.

3. Que prévoyez-vous pour le logement des familles aux ressources les plus modestes et, plus spécifiquement, pour les familles pas ou peu solvables ?

Nous comptons déjà un parc important de logements sociaux et très sociaux et souhaitons continuer à offrir des possibilités d’habitat à toutes les catégories sociales y compris les plus modestes, dans le parc ancien comme dans le neuf : logements très sociaux, d’insertion et résidence sociale (voir réponse à la question 1).

4. Souhaitez-vous poursuivre la vente de logements sociaux ? Si, oui, dans quelles conditions et avec quelles limites éventuelles ?

La vente de logements HLM à leurs locataires candidats à l’accession à la propriété ne concerne actuellement que la Cité Jardins, appartenant à l’Office Départemental d’HLM, et vise à atteindre notre but de non discrimination territoriale. En effet, la Cité Jardins comprend plus de 3.000 logements sociaux regroupés en un même site.

L’accession sociale au sein de ce quartier permettra de re-diversifier le statut d’habitat de cette partie de Suresnes et d’en revaloriser l’image auprès de ses propres habitants en réduisant le sentiment de « relégation » urbaine que certains d’entre eux ressentent. En tout état de cause, seuls environ 500 logements sont concernés à terme par la possibilité offerte à leurs locataires de devenir propriétaires.

Par ailleurs, il est prévu des programmes d’accession sociale dans le neuf (notamment dans la ZAC Rivière Seine) et la poursuite de la mise en vente des logements ILN de l’OPAC qui ne font pas partie intégrante du parc social à proprement parler puisqu’ils ne sont soumis légalement à aucun plafond de revenus des locataires (ils ne font pas partie des 39 % de logements sociaux comptabilisés à Suresnes).

Enfin, les constructions neuves sociales ou très sociales compenseront et au delà les ventes de logements sociaux réalisés au fur à mesure des cessions. Le produit de ces ventes contribuera à la part d’autofinancement par les bailleurs sociaux de leurs futurs programmes.

En conclusion, je voudrais indiquer que si toutes les communes d’Ile de France avaient une politique du logement à l’image de Suresnes, « la crise du logement » qui est nationale et particulièrement aiguë en Ile de France, serait déjà jugulée. Ainsi, tous les programmes neufs ou de réhabilitation du parc ancien déjà réalisés ces dix ou quinze dernières années à Suresnes, n’ont été possibles que grâce à l’engagement financier de la ville qui a versé, pour chacun d’entre eux, plus de subventions à elle seule que le total des subventions versées par l’Etat, la Région et le Département.

La réponse de Xavier Iacovelli, tête de liste « Suresnes Terre d'avenir » (soutenue par le PS, les Verts, le PRG et le MRC)

1. Quel est pour vous l’avenir du Parc Social à Suresnes ?

Depuis 1983 le Maire diminue le taux de logements sociaux qu’Henri Sellier nous avait légué, alors que dans le même sens, le nombre de demandeurs et de dossiers augmentent (plus de 1800 familles).

Nous devons stopper la densification à outrance. Il nous faut repenser notre façon de construire, créer une véritable mixité sociale dans chaque nouvelle construction.

L’objectif est surtout de rénover et réhabiliter l’existant. Il faut chercher les logements vacants, la Municipalité a le pouvoir d’intervenir auprès des propriétaires pour proposer des contrats de location protégée (à l’image de Paris).

Avant de vouloir passer la barre des 50 000 habitants à tout prix, il faut d’abord se préoccuper de la situation des 44 500 Suresnois actuels.

Quels programmes de construction prévoyez-vous pour les années qui viennent ?

Nous nous engageons, dès notre élection, à réaliser une charte du logement à Suresnes, que chaque promoteur immobilier devra signer pour obtenir un permis de construire.

Dans cette charte, le cahier des charges sera strict et respecté. La ville attire les promoteurs immobilier, nous ne pouvons pas laisser construire sans avoir des règles claires et définies en terme d’urbanisme, de développement durable et de type de logement.

C’est pourquoi, nous imposerons dans chaque nouvelle construction privée, 30% de logements sociaux pour éviter les ghettos de HLM, et créer une véritable mixité sociale.

Nous imposerons aux promoteurs des règles écologiques et au moins 2 places de parking pour chaque appartement pour éviter le stationnement difficile en surface.

2. Quelles catégories de logements voulez-vous privilégier, pour quelle population ?

Nous privilégierons la construction de bâtiments de petites tailles (maximum 4 étages). Nous favoriserons l’implantation de commerces de proximité au rez-de-chaussée des bâtiments.

Prés de 80% des demandes de logements sont sur des surfaces de 1/2/3 pièces. Nous favoriserons donc le développement de ces surfaces de logements sans oublier la création de logements étudiants.

Nous assurerons une meilleure gestion et une transparence dans l’attribution des logements sociaux, pour éviter les dérives et les passes droits qui privent, trop souvent, les familles qui en ont réellement besoin.

Il nous faut investir dans les énergies renouvelables pour réduire les factures des locataires. Nous donnerons priorité à ces démarches avec un cahier des charges qui incitera, des toitures alternativement végétalisées et pourvues de panneaux photovoltaïques pour à la fois récupérer les eaux de pluies et fabriquer de l’électricité. Avoir une isolation efficace, des équipements électriques en basse consommation et favoriser le gaz à la place de l’électrique.

3. Que prévoyez-vous pour le logement des familles aux ressources les plus modestes et, plus spécifiquement, pour les familles pas ou peu solvables ?

Nous mettrons en place le « bouclier logement » qui bloquera les loyers à 25% des revenus du foyer.

Développer le nombre de logement de l’ASAL (qui permet de loger des familles en grandes précarités), car actuellement il n’y a que 25 logements alors que nombre de situation d’urgence justifieront l’attribution de ce type de logement.

Comme le fait Bertrand Delanoë à Paris nous prévoyions une caution municipale dans les appartements privés, pour aider les familles qui ne peuvent déposer une caution pour entrer dans un logement.

4. Souhaitez-vous poursuivre la vente de logements sociaux ? Si oui, dans quelles conditions et avec quelles limites éventuelles ?

Nous sommes favorables à l’accession à la propriété mais pas dans n’importe quelles conditions et certainement pas comme cela est fait par le Maire sortant.

Nous proposons une accession à la propriété par un système de coopérative, permettant de regrouper des familles aux revenus modestes, permettant de supprimer les marges des promoteurs. 

Par Doyenné de Suresnes
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 16:45

Une lettre ouverte aux candidats aux élections municipales de Suresnes de mars 2008

 


Les Pères Marc Vacher et Olivier Joncour, curés de Suresnes, ont adressé le 31 janvier dernier une "lettre ouverte aux candidats aux élections municipales de Suresnes de mars 2008". Les réponses feront l'objet d'une publication le week-end des 16 et 17 février. Voici le contenu de cette lettre ouverte :
 

n Introduction

► Le Père Daucourt, évêque de Nanterre, invite cette année les Chrétiens des Hauts-de-Seine à s’intéresser à la situation du logement dans nos diverses communes.

 

► Répondant à cet appel, le doyenné de Suresnes a organisé le 7 décembre dernier une soirée d’information et de débat autour de ce thème : « Se loger à Suresnes : s’informer, comprendre, débattre ». Cette soirée a réuni des responsables politiques, travailleurs sociaux, représentants d’associations et près de 150 citoyens suresnois, chrétiens ou non. Lors de cette soirée, nous avons pu faire le point sur la situation du logement dans notre commune de Suresnes. Des témoins ont pris la parole et nous ont redit à quel point la question de l’accès au logement est une question cruciale pour chacun d’entre nous. Ensemble, nous avons pu nous informer, témoigner de nos diverses expériences, débattre et partager nos idées.

 

► Dans la dynamique de cette première initiative, alors que la crise du logement est maintenant au cœur du débat public, nous voulons, en tant que chrétiens, interpeller celles et ceux qui sont candidats dans notre commune aux élections municipales de mars 2008. Notre perspective n’est pas de faire la leçon à qui que ce soit : nous nous trouvons en effet face à une question dont nous mesurons bien toute la complexité. Nous souhaitons simplement faire part de nos attentes, de nos interrogations et de nos idées en faveur d’un accès au logement garanti pour tous et d’une mixité sociale préservée.

 

n Pourquoi le logement est-il pour nous un enjeu de société particulièrement important ?

Le logement est le lieu où la famille se construit et consolide ses liens avec son environnement et avec la société. Sans logement ou sans un logement décent et bon marché, impossible d’envisager sereinement une insertion professionnelle ou l’éducation de ses enfants. Parler du logement engage donc notre conception de la société et des solidarités qui la fondent, autrement dit notre conception du « vivre ensemble ».

 

n Des indicateurs inquiétants

D’après la Fondation Abbé Pierre, 3,2 millions de nos concitoyens sont mal logés en France en 2008. Parmi eux, plus de 2 millions vivent dans des conditions indécentes : absence de chauffage, de sanitaire, surpeuplement… 1,3 millions de personnes sont en attente d’un logement social. Rien que dans les Hauts-de-Seine, ils sont 75.000. Ce sont les familles aux ressources les plus modestes qui, bien entendu, sont les premières victimes de cette pénurie, d’autant plus que les logements construits ces dernières années ne leur sont pas toujours accessibles. De nombreuses familles quittent chaque année le 92 en raison de la flambée des prix de l’immobilier.

 

n La situation à Suresnes

Suresnes est une ville qui a une histoire très riche en matière de logement social, avec des expériences emblématiques dont les fameuses Cités-jardins construites à partir des années vingt. Cette histoire est une richesse et une chance. Elle a façonné une ville à l’identité très particulière, caractérisée par une réelle mixité sociale et par une grande diversité dans les types d’habitats. Pour prendre deux exemples « extrêmes », nous ne sommes ni à Neuilly ni à Gennevilliers… Aujourd’hui encore, on compte près de 40% de logements sociaux. Mais ces équilibres hérités du passé demeurent fragiles. La ville connaît depuis quelques années des transformations importantes, avec un afflux de populations aisées et le phénomène récent des ventes de logements sociaux. Dans ce contexte, quel avenir pour Suresnes en matière de logement ?

 

n Nos questions

- Quel est pour vous l’avenir du parc social à Suresnes ? Quels programmes de construction prévoyez-vous pour les années qui viennent ?

- Quelles catégories de logements voulez-vous privilégier, pour quelle population ?

- Que prévoyez-vous pour le logement des familles aux ressources les plus modestes et, plus spécifiquement, pour les familles pas ou peu solvables ?

- Souhaitez-vous poursuivre la vente de logements sociaux ? Si oui, dans quelles conditions et avec quelles limites éventuelles ? Prévoyez-vous de tenir compte de ces logements « perdus » pour le parc social dans le calcul des constructions à venir ?

Version PDF

 

 

Par Doyenné de Suresnes
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 16:38
Mal-logement : les chiffres 2008

Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter le rapport 2008 de la Fondation Abbé-Pierre sur l'état du mal-logement en France :

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/rml.html




Par Agnès et Jean-Baptiste Willaume
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 15:34
Une lettre ouverte de la Fondation Abbé Pierre

Pour info, la Fondation Abbé Pierre propose d'interpeller les candidats aux élections municipales 2008 à l'aide d'une lettre ouverte disponible à cette adresse :

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/lettre_aux_candidats.pdf
Par Agnès et Jean-Baptiste Willaume
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 11:45

Poursuivons le débat !

Ce blog a été conçu pour prolonger le débat entamé le 7 décembre dernier. N'hésitez pas à prendre votre plume (ou plutôt votre clavier...) pour réagir, partager des infos ou donner votre point de vue.

Nous vous rappelons les 4 questions abordées lors de notre débat, qui peuvent servir de base pour nos échanges à venir :

1. Quel avenir voulons-nous construire pour Suresnes en matière de logement ?

2. Qu'allons-nous faire pour y préserver une réelle mixité sociale ?

3. Quels types de logements voulons-nous y privilégier ?

4. Qu'est-ce qui est mis en oeuvre (ou pourrait être mis en oeuve) pour le logement des familles aux ressources les plus modestes ? Ont-elles un avenir à Suresnes ?

 

 

Par Doyenné de Suresnes
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 11:35
Quelques photos de la soirée du 7 décembre

Pour les visionner, cliquez ici :
Photos soirée logement

debat-logement.jpg

Merci à Aurélie pour ces photos !
Par Doyenné de Suresnes
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 11:33

Un montage sur le logement

Cliquez ci-dessous pour visionner le montage présenté au cours de la soirée du 7 décembre...

Montage "Logement : un état des lieux"

etat-des-lieux-copie-1.jpg

NB : il est nécessaire d'utiliser le logiciel PowerPoint pour visionner ce montage. On peut gratuitement télécharger une visionneuse en cliquant ici :

http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?FamilyID=428d5727-43ab-4f24-90b7-a94784af71a4&DisplayLang=fr

Par Doyenné de Suresnes
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 20:31

 

"Des échanges vifs et fructueux"


La soirée sur le logement organisée à l'initiative du doyenné de Suresnes aura rassemblé environ 150 personnes pour un temps fort d'information et de débat. Petit compte-rendu par deux membres de l'équipe de préparation...


Le 7 décembre dernier, a eu lieu, dans la salle des fêtes de la Mairie, une soirée-débat sur le logement et, plus particulièrement, sur le logement social à Suresnes. Cette soirée avait été organisée par l’Eglise de Suresnes, à l’initiative du Diocèse de Nanterre. Elus, acteurs du logement, travailleurs sociaux et habitants de Suresnes se sont rencontrés pour dresser un état des lieux, témoigner, échanger des expériences, débattre de la problématique.
 
La soirée a démarré par une intervention de Marc VACHER qui a insisté sur la volonté de tous les participants d’aborder le sujet de façon non polémique malgré son aspect « sensible » lié à l’augmentation récente mais importante des prix de l’immobilier (location et vente) et, en corollaire, à la difficulté que rencontrent les plus pauvres pour se loger. Cette introduction a été suivie d’une présentation par Jean-Baptiste WILLAUME de l’histoire et de l’état actuel du logement social en France, dans les Hauts-de-Seine et à Suresnes. Cette ville est riche d’une réelle mixité sociale grâce à ses presque 40 % de logements sociaux.
 
Suite à ces interventions, 2 habitants de Suresnes ont témoigné de leur démarche menée en vue de l’obtention d’un logement HLM à Suresnes. L’un d’eux jouissait depuis quelques mois d’un tel logement après quelques années d’un hébergement précaire chez des amis ; l’autre personne attendait toujours que lui soit attribué un tel logement après des années de démarche, un refus récent pour « non-solvabilité » et une menace tout aussi récente d’expulsion de son logement actuel.
 
Deux responsables d’associations, SNL (Solidarité Nouvelle pour le Logement) et le Secours Catholique, ont présenté les actions menées dans les Hauts-de-Seine par ces associations pour le logement des plus pauvres. Des élus, membres de la majorité municipale (dont le Maire présent pendant une partie de la soirée) et membres de l’opposition municipale, ont précisé la politique qu’il souhaitaient mener à Suresnes en terme de logement social et la place qu’ils souhaitaient réserver aux personnes aux ressources les plus modestes.
 
Enfin, vint le temps des échanges entre l’assemblée (environ 150 personnes) et les élus. La plupart des interventions étaient motivées par des situations de détresse et des incompréhensions sur les critères et les délais d’attribution des logements sociaux. En réponse aux questions posées, les élus ont surtout évoqué le nombre très élevé de demandes reçues par rapport au nombre de logements sociaux existants et, surtout, par rapport au nombre de logements sociaux libérés chaque année.
 
Après ces échanges vifs et fructueux, la soirée s’est terminée autour d’un pot convivial et de livres proposés à la vente sur le thème de la soirée.

Anne et Didier VAFLARD
Par Doyenné de Suresnes
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 10:20


Le 7 décembre prochain, les communautés catholiques de Suresnes organisent un grand débat public sur le thème du logement :

Se loger à Suresnes ?
S'informer, comprendre, débattre

Cette initiative fait suite à une invitation de l'évêque de Nanterre en lien avec la Mission ouvrière et le Secours catholique (http://catholique-nanterre.cef.fr/Dossier-logement). 

Cette soirée-débat aura lieu à la salle des fêtes de la mairie (2, rue Carnot - 92150 Suresnes) à 20h30.
 
Le logement est un sujet « sensible »… Alors que notre département connaît actuellement une flambée sans précédent des prix de l’immobilier ‒ cause ou conséquence d’un afflux de populations aisées ‒ on assiste dans le même temps à une explosion du nombre de demandes de logements sociaux non satisfaites (75 000). Les familles aux ressources les plus modestes sont parfois contraintes de quitter le département, et Suresnes n’échappe pas à cette tendance.
 
Dans ce contexte, il est important que les chrétiens prennent la parole et en débattent avec d’autres. Le logement est le lieu où la famille se construit et consolide ses liens avec son environnement et avec la société. Sans logement (ou sans un logement décent et bon marché), impossible d’envisager sereinement une insertion professionnelle ou l’éducation de ses enfants. Parler du logement engage donc notre conception de la société et des solidarités qui la fondent, autrement dit notre conception du « vivre ensemble ».
 
« Se loger à Suresnes ? »… Habitants, élus, acteurs du logement, travailleurs sociaux… Nous avons tous quelque chose à en dire ! Le 7 décembre, à 20h30, venons nous informer et partager nos idées !
  

Img0033.JPG

  Photo : Mary DUBUSSE
Par Doyenné de Suresnes
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